L'une des
premières mesures fiscales annoncées par le nouveau gouvernement concerne la création d'un crédit d'impôt
sur les intérêts des emprunts immobiliers. Une mesure a priori alléchante, qui permettrait de récupérer d'une main une partie de ce qu'un emprunteur verse à sa banque de l'autre.
Sauf que cette mesure risque fort d'avoir un effet pervers : ralentir, voire bloquer la correction - à la baisse - des prix de l'immobilier, qui commence à peine à s'enclencher après 10 ans de
hausse ininterrompue. Que valent alors les quelques centaines, au mieux quelques milliers d'Euros économisés chaque année grâce à cette mesure face au prix astronomique de l'immobilier
(6000 €/m2 à Paris, par exemple) ?
Au delà de la "France des propriétaires" louée par Nicolas Sarkozy, cette mesure n'a en fait qu'un seul but : soutenir le marché de l'immobilier pour que ne se produise pas l'effondrement
pressenti par certains experts. La croissance est à ce prix. D'une part, le logement neuf ou ancien est pourvoyeur d'emplois. D'autre part, la sensation de richesse - toute virtuelle - des
propriétaires les encourage à consommer.
Reste que retarder ainsi artificiellement un atterrissage des prix de l'immobilier n'est pas le meilleur moyen pour lutter contre la crise du logement en France.
Par Ma vie sous la droite
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Publié dans : Economie
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